04/05/2005 Amendements de JURI à la directive sur les brevets logiciels
Présentation structurée des amendements déposés le 4 mai 2005 pour la décision en commission parlementaire des affaires juridiques (JURI) concernant la directive sur les brevets logiciels.
Une "invention assistée par ordinateur"[, également appelée de manière inappropriée "invention mise en œuvre par ordinateur",] est une invention au sens du droit des brevets dont l'exécution implique l'utilisation d'un appareil programmable.
Un "ordinateur" est une réalisation d'une machine abstraite composée d'entités telles que des entrées/sorties, un processeur, de la mémoire, de l'espace de stockage et des interfaces pour échanger avec des systèmes externes et des utilisateurs humains. Le "traitement de données" est le calcul sur des entités composants des systèmes de traitement de données. Un programme d'ordinateur est une solution d'un problème par moyen de traitement de données, qui, dés qu'elle à été correctement décrite dans une langue prédéfinie, peut être executée par un ordinateur.
Une invention assistée par ordinateur peut être revendiquée en tant que produit, c'est-à-dire en tant qu'appareil programmé, ou en tant que procédé réalisé par un tel appareil.
"technologie" signifie "science de nature appliquée". Un domaine technique est une discipline des sciences appliquées dans laquelle une connaissance est acquise par expérimentation sur les forces contrôlables de la nature. "Technique" signifie "appartenant à un domaine technique".
Une "invention" est une contribution à l'état de l'art dans un domaine technique. La contribution est l'ensemble de caractéristiques par lequel l'objet de la revendication de brevet dans son ensemble est prétendue différer de l'état de l'art antérieur. La contribution doit être de nature technique, i.e. elle doit comprendre des caractéristiques techniques et appartenir à un domaine technique. Sans contribution technique, il n'existe pas d'objet brevetable et pas d'invention. La contribution technique doit remplir les conditions de brevetabilité. En particulier, la contribution technique doit être nouvelle et non évidente pour une personne du métier.
Chaque fois que le recours à une technique brevetée est nécessaire pour l'interopérabilité, ce recours n'est pas considéré comme une contrefaçon de brevet.