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Pour délimiter le domaine des inventions techniques, la jurisprudence de brevet européenne a developpé deux distinctions fondamentales:
![[----- MATIÉRE VS INFORMATION, NOYEAUX VS MISE EN OEVRE _____]](/img/ffii/welten256fr.jpg) | Matériel (bleu) vs Immatériel (rouge): causalité physique vs fonctionalité logique: concrèt vs abstrait: imitation facile d'une innovation difficile vs imitation difficile d'une innovation facile
noyeaux et mise en oevre: Chaque nouveaux enseignement est matérialisé par des méthodes connues. Il ne suffit pas que l'ensemble soit nouveaux et physique. C'est le noyeaux qui doit passer tous les examens. |
Congress shall have the power . . . to promote the progress of science and the useful arts, by securing for limited times to authors and inventors the exclusive right to their respective writings and discoveries. Constitution des États Unis d'Amérique --- Article I, section 8
If our objective is to maximize economic growth, are we striking the right balance in our protection of intellectual property rights? Are the protections sufficiently broad to encourage innovation but not so broad as to shut down follow-on innovation? Are such protections so vague that they produce uncertainties that raise risk premiums and the cost of capital? How appropriate is our current system --- developed for a world in which physical assets predominated --- for an economy in which value increasingly is embodied in ideas rather than tangible capital?
Système de vente basé sur un réseau informatique, comprenant
- au moins un ordinateur acheteur destiné à être actionné par un utilisateur désirant acheter un produit;
- au moins un ordinateur marchand;
- et au moins un ordinateur de paiement;
- l'ordinateur acheteur, l'ordinateur marchand et l'ordinateur de paiement étant reliés entre eux par un réseau informatique;
- l'ordinateur acheteur étant programmé pour recevoir une demande d'achat d'un produit de la part d'un utilisateur, et pour provoquer l'envoi, à l'ordinateur de paiement, d'un message de paiement qui comprend un identificateur de produit identifiant le produit;
- l'ordinateur de paiement étant programmé pour recevoir le message de paiement, pour provouer la création d'un message d'accès qui comprend l'identificateur de produit et un authentiateur de message d'accès basé sur une clé cyptographique, et pour provoquer l'envoi du message d'accès à l'ordinateur marchand;
- et l'ordinateur marchand étant programmé pour recevoir le message d'accès, pour vérifier l'authentificateur de message d'accès afin de s'assurer que l'authentificateur de message d'accès a été créé en utilisant ladite clé cyptographique, et pour provoquer l'envoi du produit à l'utilisateur désirant acheter ce produit.
Beaucoup des problèmes discuetés en relation avec le logiciel ont leur origine dans la contradiction entre les traits charactéristiques du logiciel, c.a.d. charactère abstrait, général et logique, et les traits nécéssaires des revendications de brevets, c.a.d. charactère concrèt, spécifique et physique.
En tant que les lois de la mathématique sont liés a la réalité, elles sont incertaines. En tant que les lois de la mathématique sont certaines, elles ne sont pas liés a la rélité. Albert Einstein
Ce qui peut être controlé n'est jamais complètement réel. Ce qui est réel ne peut jamais être complètement controlé. Ilya Prigogine, empruntant de Vladimir Nabukov
The object of pure physics is the unfolding of the laws of the intelligible world; the object of pure mathematics that of unfolding the laws of human intelligence. J. J. SYLVESTER
L'informatique ne s'occupe pas plus des ordinateurs que l'astronomie des téléscopes.
Die menschliche Verstandestätigkeit gehört jedenfalls nach den Anschauungen unserer Zeit nicht zu den beherrschbaren Naturkräften. ... Wenn der Bundesgerichtshof das menschliche Denken nicht dem Begriff der Technik zuordnen will, weil dieser damit seiner "spezifischen und unterscheidenden Bedeutung" beraubt würde, so ist das keine willkürliche inhaltliche Begrenzung dieses Begriffs für den Bereich des Patentrechts, sondern eine konsequente Übernahme der Anschauungen, die sich in Naturwissenschaften und Technik selbst entwickelt haben.
Cependant, dans tous ces textes, l'utilisation planifiée de forces de la nature contrôlables est considérée comme une condition nécessaire pour que l'agrément soit donné au caractère technique d'une invention. Ainsi que nous l'avons exposé plus haut, l'inclusion des forces de la raison humaine en tant que telles dans le domaine des forces de la nature dont l'utilisation pour la création d'une innovation fonde son caractère technique, aurait pour conséquence directe l'attribution d'une signification technique à toutes les activités de la pensée qui en tant que série d'instructions sont susceptibles de causer un résultat d'une manière prévisible. A partir de là, le concept de technicité perdrait son rôle de critère, l'ensemble des réalisations de l'intelligence humaine - dont les l'envergure et les limites sont inconnues et imprévisibles - se verraient ouvrir les portes du droit des brevets. ... Par conséquent, il s'interdit de atteindre une protection des achevements intellectuels par la voie d'une extension des limites de la technicité, concepte qui serait alors détourné de son rôle. Il doit rester clair, bien au contraire, qu'une règle d'organisation ou de calcul en elle-même ne mérite pas de se voir protégée par un brevet si sa relation au domaine technique ne repose que dans son applicabilité pour l'emploi d'un ordinateur selon sa prédisposition normale. Il ne nous appartient pas de débattre ici de l'éventuelle protection qui peut lui être accordée soit par le droit d'auteur, soit par le droit de la concurrence.
A computer program may take various forms, e.g. an algorithm, a flow-chart or a series of coded instructions which can be recorded on a tape or other machine-readable record-medium, and can be regarded as a particular case of either a mathematical method or a presentation or information. If the contribution to the known art resides solely in a computer program then the subject matter is not patentable in whatever manner it may be presented in the claims. For example, a claim to a computer characterised by having the particular program stored in its memory or to a process for operating a computer under control of the program would be as objectionable as a claim to the program per se or the program when recorded on magnetic tape. ... En délibérant si il s'agit la d'une invention, l'examinateur doit ignorer la forme ou catégorie de revendication et se concentrer sur le contenu pour identifier la contribution nouvelle laquelle la telle-dite
"invention"
fait a l'art connue. Si cette contribution n'est pas une invention, il n'y a pas la de la matière brevetable. Ce point est illustré par les exemples ... de différentes façons de revendiquer un program d'ordinateur.
Le logiciel est-il donc finalement brevetable? Sans doute pas encore. En réalité, les règles nationales et conventionnelles sont claires: elles posent sans équivoque un principe de non-brevetabilité du logiciel. Le jeu qui se joue aujourd'hui consiste à contourner d'une manière ou d'une autre celles-ci, par exemple en imaginant de considérer, comme on l'a vu, l'ensemble constitué par le matériel et le logiciel comme une machine virtuelle susceptible (demain ...) d'être breveteée. À ce compte-là, on peut parler brevets. Les brevets susceptibles d'être ainsi obtenus, par ce canal ou un autre, n'ont, toutefois, que la valeur qu'on leur prête - mais il ne faut pas écarter l'hypothèse selon laquelle on finirait par une sorte de consensus à ne pas vraiment la discuter. De fait, l'efficacité de ce countournement des règles légales sera largement fonction du fait qu'un tel consensus se dégagera pour accepter --- contre les règles positives --- que ce nouveau jeu se joue ou non. La question ne se situe plus sur le terrain juridique stricto sensu.
un regard rapide sur les résultats des examens en brevetabilité de logiciels en Europe et sur les études économiques de leurs conséquences sur l'innovation et sur la concurrence suffit à convaincre la plupart des gens que dans ce domaine les choses ne tournent pas rond. Certaines personnes promettent que ce n'est qu'un phénomène passager qu'il faut surmonter par une amélioration des méthodes de recherche d'antériorité. D'autres au contraire font remarquer que même si ces problèmes, remontant à une dizaine d'années, de la recherche d'antériorité pouvaient être résolus dès demain cela n'arrangerait pas grand'chose : il n'y a jamais eu de normes quantifiant le degré d'innovation vraiment utilisables et même si on les établissait dès demain, de telles normes auraient bien du mal à contenir le penchant prononcé des technocrates en brevets à "en donner à nos clients pour leur argent", comme dit fort efficacement un haut fonctionnaire des brevets européens. Cependant, le problème n'est pas là non plus. Même si l'ont pouvait réellement mettre en oeuvre des normes plus sévères pour juger du caractère innovant et de l'inventivité, la question demeurerait de savoir dans quel but les brevets sont délivrés et de comment l'on doit délimiter le domaine brevetable. Les brevets sont des droits de monopole forts, que nous ne voulons pas nécessairement voir attribués à tous les innovateurs rusés. Ou alors, faut-il breveter les méthodes politiques ? Les procédés commerciaux ? Les chaînes argumentatives ? Tout ce que les examinateurs des offices de brevets sont prêts à examiner ? Jusqu'à présent la réponse à cette question se référait au concept d'"invention technique", c'est-à-dire qu'on exigeait d'une invention brevetable qu'elle nous enseigne non seulement une idée nouvelle, mais aussi une nouvelle manière de mettre en oeuvre des idées à l'aide des forces de la nature, donc une solution physique et pas seulement logique. Diverses raisons plaident en faveur de cette distinction traditionnelle entre les idées logiques et les mises en oeuvre physiques. D'un côté les questions que nous adressons au monde physique ou bien, plus précisément, aux forces contrôlables de la nature. Chaque réponse nouvelle à l'une de ces questions est assez difficile à trouver et nécessite l'intervention d'objets matériels aussi bien pendant les phases de recherche que pour son utilisation. Tant pour la recherche que pour la mise en oeuvre de ces "solutions techniques", une organisation industrielle coûteuse est en réalité nécessaire. Il s'agit de produits matériels, dont le coût unitaire minimal (coût marginal) est supérieur à zéro. A ce coût unitaire s'ajoutent des frais de licence. La règlementation supplémentaire du marché due aux brevets peut certes conduire à des prix surévalués ainsi qu'à d'autres douloureux dérèglements du marché, mais il existe du moins une petite relation entre l'investissement industriel consenti au départ et le gain supplémentaire dû au mécanisme des brevets. De l'autres côté les questions que nous adressons au monde intellectuel, c'est-à-dire aux forces rationnelles des hommes et aux systèmes axiomatiques érigés par elles. La réponse à de telles questions se trouve dans les règles d'organisation et algorithmes, dont la preuve peut être apportée grâce aux simples moyens intellectuels. Souvent cette preuve est apportée par une "démonstration" mathématique fiable à 100 %, ce qui ne pourrait pas arriver dans le monde physique. Il y a seulement 50 ans, la délimitation de ces deux mondes se faisait en général naturellement. Parfois cependant, certains cas difficiles posaient problème, ce qui donna lieu à des méthodes élaborées de déparation de l'immatériel et du matériel, publiés déja au 19ème siècle. Mais au cours du temps les deux mondes se sont de plus en plus entremêlés. La "logique des machines" (le logiciel ou software) s'est séparée de plus en plus clairement de la "physique des machines" (le matériel informatique ou hardware) et son importance économique a augmenté d'une manière spectaculaire - ce qui ne veut pas dire pour autant que le progrès dans le domaine des sciences physiques ait été inexistant. Avec l'entrée en scène du calculateur universel, la séparation entre la logique et la physique est devenu encore plus claire, de plus en plus de problèmes ont pu être ramenés à des problèmes de logique. C'est pour cela que très tôt, quelques avocats en droit des brevets sont devenus nerveux et ont commencé à penser que puisque les procédés automatiques (robotiques) étaient brevetables, on devrait pas faire de distinction entre les procédés se déroulant sur support analogique et ceux se déroulant sur support numérique. Pourquoi en effet les professionnels des brevets devraient-ils rester sur le bord de la route vers notre avenir numérique ? Cependant d'autres pensaient au contraire que puisque les algorithmes et les règles d'organisation ne constituent pas les inventions techniques, on ne devrait pas faire de distinction entre les découvertes faites sur le papier, à la règle à calcul ou avec d'autres instruments numériques comme les calculatrices, et celles qui sont faites à l'aide des ordinateurs. Pourquoi en effet la liberté de pensée devrait-elle être laissée sur le bord de la route vers notre avenir numérique ? une observation plus exacte conduit à donner raison au second argument. Car les fondations économiques de la délimitation des inventions brevetables se trouvent dans l'argument suivant. Qu'elles représentent ou non des procédés techniques, les idées abstraites (algorithmes) sont élaborées sans coûts d'expérimentation, sont applicables à une étendue non limitée de problèmes et grâce à l'informatique elles peuvent se répandre encore plus vite et à moindre coût que les autres formes de pensée humaine. On peut dire alors que le coût marginal des produits de l'information est voisin de zéro, et dans le prix total du produit, le rapport entre les frais de brevet et le prix de revient produit une erreur de division par zéro. De plus, le contrat implicite qui sous-tend le brevet "monopole de l'application contre publication de l'idée" est étendu jusqu'à l'absurde. Car entre l'information et son application il n'y a rien du tout, aucune espèce d'invention, et toute publication complète de l'idée en syntaxe de Turing devient une contrefaçon. Pendant les années 60/70, ces problèmes ont été beaucoup discutés par les spécialistes du droit des brevets, particulièrement en Allemagne. Dans des ouvrages spécialisés, le droit et la jurisprudence sur les brevets ont été expliqués et affinés. Ce sont usqu'aux voies erronées qui auraient pu être choisies dans l'avenir, ainsi que leurs conséquences fâcheuses, qui ont été mises en évidence d'une manière prophétique, dans la jurisprudence comme dans les écrits. La seule raison pour laquelle ces voies dangereuses ont été tout de même empruntées par l'OEB et la BGH s'appelle Faiblesse (Ignorance et Envie) de l'Homme. Les juristes des brevets ont péché par naïveté. Ils croient volontiers les erreurs les plus répandues et s'en font gentiement l'écho dans les publications spécialisées. Car le savoir véritable, celui sur le concept de technicité ainsi que sur les autres modes de délimitation interdisciplinaires entre les domaines de la science, ne rapporte pas d'argent ni du côté des offices de brevets nationaux ni auprès de l'office européen, lequel se finance directement sur l'argent des brevets.
Jusqu'à présent, les programmes d'ordinateurs sont non brevetables en Europe, ce qui n'exclut pas qu'un procédé technique brevetable puisse aussi être contrôlé par un programme. Un tel procédé doit tout de même se baser sur un exposé innovant montrant un rapport de cause à effet de nature physique. Les forces physiques mises en jeu doivent faire partie intégrante de la solution du problème. Des solutions de problèmes qui reposent uniquement sur la logique fonctionnelle ne peuvent pas valoir en tant qu'inventions techniques, mais en tant que "règles d'organisation ou algorithmes". Le texte de l'arrêt Dispositionsprogramm, 1976 de la Cour Fédérale de Justice démontre de manière exemplaire que toute extension du domaine brevetable vers la logique fonctionnelle représente une menace pour les libertés fondamentales, tout en ne favorisant pas spécialement le progrès des disciplines concernées. Diverses études anciennes et récentes viennent renforcer cette sage et claire délimitation énoncée par le législateur, et l'interprétation systématique à travers la très juridique décision fondamentale de 1976, qui ces derniers temps se retrouve dans des jurisprudences et des commentaires juridiques de la plupart des juridictions. C'est pourquoi cette décision "Dispositionsprogramm" est régulièrement citée, soit comme exemple, soit comme signe d'une certaine mauvaise conscience. Dans le même temps, depuis les années 60, un groupe de spécialistes en droit des brevets de plus en plus en influent refuse la limitation au "monde matériel" du domaine brevetable au motif qu'alors celui-ci perdrait de plus en plus de domaines importants de la vie économique. A cause de cette façon de penser, les normes de brevetabilité se sont effondrées petit à petit. Ensuite, au début des années 80, des méthodes de management industriel ont été brevetées, et du coup des revendications qui étaient auparavant mal reçues - des revendications concernant des fonctionnalités abstraites indépendantes de toute implémentation liée aux forces physiques - sont devenues acceptables. Progressivement, la "discrimination envers les logiciels" inscrite dans la loi a commencé à paraître démodée. Les services juridiques de grandes entreprises comme Siemens ou IBM ont investi beaucoup de temps et d'argent pour infléchir les modes de pensée des agents des offices de brevets "envers les nouvelles technologies sans exclusives", grâce à quelques décisions de fond qu'ils réussirent à obtenir de l'OEB ou de la BGH. Avec la logique fonctionnelle, ce sont de plus en plus tous les procédés économiques intéressant nos vies qui sont devenus brevetables. Dès le début des années 90, toute la liste des exceptions à la brevetabilité de l'article 52 de la Convention de Münich, depuis les mathématiques jusqu'aux "méthodes d'affaires" et à la "reproduction de l'information", ne revêtait plus pour l'OEB qu'une utilité purement décorative. Pour la pratique juridique de l'Office Européen des Brevets, le fait qu'un objet candidat à un brevet figure, ou non, sur la liste en question est devenu complètement sans importance. Il peut cependant se produire que telle revendication, pour tel ou tel "système de calcul de pension", échoue devant l'OEB parce que le demandeur a oublié d'exposer à la date qu'il fallait suffisamment d'"effets techniques". La brevetabilité est pour l'essentiel une question de soin dans la préparation du document de présentation du brevet, ainsi que le fait remarquer à juste titre un spécialiste de renom. jusqu'au milieu des années 90 on hésitait encore devant les dernières conséquences. Les règles d'organisation et les algorithmes n'étaient brevetés qu'indirectement, habillés verbalement comme des procédés "techniques". Celui qui mettait un programme sur le marché ne risquait donc pas encore de contrevenir à un brevet existant. Ce n'est qu'après quelques années de battage à travers les périodiques de droit des brevets qu'en 1998 il est devenu possible de surmonter les derniers blocages. La chambre des plaintes techniques (technischen Beschwerdekammer) n'est pas compétente sur les questions juridiques. Mais c'est une de ses décisions, bientôt suivie par d'autres décisions du même genre, qui, communiquée à l'OEB, ouvrit à ce dernier la possibilité d'accepter les demandes de brevets portant directement sur des objets immatériels ("les produits logiciels", les logiciels, les structures de données, etc...). Dans une "remarque de l'éditeur", la direction de l'Office explique qu'elle a l'intention d'"infléchir à l'avenir la pratique de l'Office dans l'esprit de cette décision" et de réécrire en conséquence ses directives d'examen. Meanwhile, the caselaw of the EPO has indeed been pushing the boundaries of what is technical ever wider. According to its Examination Guidelines of 2002 "A further technical effect which lends technical character to a computer program may be found e.g. in the control of an industrial process or in processing data which represent physical entities or in the internal functioning of the computer itself or its interfaces under the influence of the program and could, for example, affect the efficiency or security of a process, the management of computer resources required or the rate of data transfer in a communication link." According to rulings on EP 0689133, even the "economical use of the resource area on the screen" is "technical". And if that doesn't cover the program, then "processing which is based on considerations of how a computer works is technical". Thus in the Sohei case a patent the EPO Board of Appeal upheld a patent for using the same input form to update two databases, namely an inventory database and a billing database, because it implied (but didn't actually limit itself by specifying how to do it) the handling of files containing different types of information, which is technical. Pourtant, les brevets accordés sur ces bases ont une valeur incertaine. Les tribunaux fidèles à la loi (par exemple la Court Suprème Suédoise et la 17ème chambre fédérale des brevets détectent régulièrement des contradictions dans l'argumentation de l'OEB et de la BGH et rejettent les revendications sur les fonctionnalités logiques et sur les objets de l'information. Les tribunaux nationaux d'autres pays sont aussi susceptibles de soulever des difficultés, par exemple faute de cas d'espèce faisant autorité en ce qui concerne les pénalités à appliquer. Par conséquent, le mouvement pro-brevets est très tenté de faire modifier l'accord européen sur les brevets ou de le rendre inopérant à l'aide de nouvelles légilations. Un projet en ce sens existe depuis 1997 environ, et a d'abord échoué, en novembre 2000, devant une opposition publique manifeste. Ce qui n'empêche pas l'OEB de décider précipitamment, en 2001, de changer ses règeles d'examen et de faire pression sur les gouvernements et sur la commission européenne. C'est à ce moment-là qu'apparaît un projet de "directive européenne sur la brevetabilité des inventions que l'on peut mettre en oeuvre sur les ordinateurs" dans laquelle il s'agit manifestement de légaliser la pratique actuelle de l'OEB qui consiste à accorder des brevets sur les règles d'organisation, algorithmes et autres objets de l'information mis en oeuvre sur ordinateur. Dans l'intérêt de l'"harmonisation" et de l'"élimination d'incertitudes juridiques", on vise à stabiliser les bases vascillantes sur lesquelles la jurisprudence de l'OEB évolue actuellement. Des projets de juristes en brevets de la Communauté Européenne montrent pourtant que dans le meilleur des cas certaines contradications entre la jurisprudence et le droit positif pourront être éliminées, mais en aucun cas les contradications internes de la jurisprudence. Là où le mouvement pro-brevet parle de "clarification d'un état juridique confus", il faut comprendre remplacement d'une règle légale claire mais gènante Art 52 CBE par une jurisprudence confuse, qui n'impose plus aucune limitation sur la brevetabilité, autrement dit une brevetabilité sans limites a l'américaine, même si drapée avec des mots comme "effet tecnique", qui visent à cacher la rupture. Du fait que l'OEB est obligé, pour des raisons politiques, d'avancer dans sa pratique sous le voile pudique du dogmatisme légal, de nombreuses entreprises américaines et japonaises, pas du tout impressionnées, vont obtenir des brevets que l'OEB n'est pas censé accorder.
At the end of the nineties, the terminology around the "technical invention" was still in use at the EPO. However it only rarely served to exclude patentable subject matter. Most of the time it served to play political games. It allowed the EPO to pretend that it was doing what the law and the politicians wanted it to do. From this purpose, a complex Doublespeak developped around terms such as "technical problem", "technical contribution", "computer-implemented invention" etc. The analysis of this Doublespeak is a task of sociolinguistics which is beyond the scope of this overview.
Pourquoi Amazon One Click Shopping est brevetable selon la proposition de directive de l'UE
- En accord avec la proposition de directive de la Commission Européenne COM(2002)92 pour la "brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur" et la version modifiée et approuvée par la Direction des Affaires juridiques et du Marché intérieur du Parlement Européen (JURI), les algorithmes et méthodes commerciales tels que le Amazon One Click Shopping sont sans aucun doute des sujets susceptibles de brevetabilité. Cela parce que
- Toute innovation "mise en oeuvre par ordinateur" est par principe considéré comme "invention" brevetable.
- L'exigence supplémentaire de "contribution technique dans l'activité inventive" ne signifie pas ce que la plupart des gens pense que cela signifie.
- La proposition de directive a pour but explicite de codifier la pratique de l'Office des Brevets Européen (OEB). L'OEB a déjà accordé des milliers de brevets sur des algorithmes et des méthodes commerciales similaires au ''One Click Shopping'' d'Amazon.
- CEC et JURI ont construit, en plus, des failles importantes assurant que, même si certaines dispositions sont amendées par le Parlement Européen, une brevetabilité illimitée demeure assurée.
Moses, les Dix Exclusions de la Brevetabilité et le "vol avec un éffet éthique supplémentaire"
- Les lois fondamentale de la société humaine souvent resemblent aux Dix Commandements: Tu ne doit pas ... Des autres exemples sont: les règles d'ascese des Bouddhistes, les cataloges des droit de l'homme et ... la listes de non-inventions dans l'article 52 de la Convention sur le Brevet Européen. Aucun de ces cataloges ne prétend d'être complèt. Pour suivre les règles il ne suffit jamais de observes litéralement les interdictions. Une interprétation litérale peut aboutir a des contradictions et du phariséisme. Pour suivre une véritable voie de vertu, on a besoin d'une théorie de l'activité vertueuse. Dans le cas de la CEB cela est la théorie de l'invention technique. Cette théorie n'est pas necessairement de validité éternelle. Mais pendant que les paradigmes changent et les vieux testaments sont remplacé par les nouveaux testaments, les exclusions fondamentales doivent perdurer, est le clerus doit les soutenir par une théorie systématique adaptée a ce besoin. Nous voudrions comparer ici comment les haut-prètres du système de brevets européen ont achevé leur mission en comparaison avec les successeurs de Moses.
Thomas Winischhofers Seite über Patente
- Après une analyse approfondie de nombreuses décisions exemplaires de l'OEB sur la brevetablité des logiciels, Winischhofer explique que ces décisions sont sujettes à caution et contradictoires. Non seulement en contradiction avec la loi, mais aussi en contradiction l'une avec l'autre. Ainsi que le résume Winischhofer :
Même l'OEB n'a jusqu'à présent rien développé de systématique. Même la décision "produit logiciel/IBM", discutée en détail, s'appuie sur différents cas isolés. La jurisprudence de l'OEB semble tellement porter la marque d'une sorte de casuistique, qu'une définition de l'"effet technique" nécessaire reste elle-même redevable de la décision pré-citée - ceci bien que l'OEB, comme cité plus haut, envisage d'orienter sa jurisprudence plutôt vers cette décision.
Dr. Swen Kiesewetter - Köbinger 2000: Über die Patentprüfung von Programmen für Datenverarbeitungsanlagen
- Dr. Swen Kiesewetter-Köbinger, examinateur à l'Office allemand des brevets, critique violemment les inconséquences de la pratique actuelle en matière de brevetabilité de logiciels telles qu'il les observe quotidiennement, et les met en perspective par une critique des nouvelles doctrines de la BGH exposées par Richter Melullis -- une analyse brillante et profonde de novembre 2000. Kiesewetter-Köbinger trouve que les prétentions habituelles de fonctionnalités des brevets logiciels ne sont pas différentes de celles des programmes de présentation de l'information en tant que tels. Il écrit aussi qu'en plus d'une évidente illégalité, cette pratique pose des problèmes préoccupants à plus d'un titre, non seulement pour les développeurs de logiciels mais aussi pour le système juridique.
Interprétation de l'art 52 de la Convention Européenne de Brevet en vue de la question a quel degré le logiciel est brevetable
- Dr. Karl Friedrich Lenz, professeur pour droit allemand et européen à l'université Aoyama Gakuin de Tokyo, recherche sur base des plusieurs méthodes de interprétation de loi universellement acceptés quel sense doit être attribué au texte de l'article 52 CEB au jour d'hui et arrive à la conclusion que les Chambres de Recour Techniques de l'Office Européen de Brevet ont déja pendant quelques années régulièrement accordé des brevets sur programmes d'ordinateur en tant que tels et se montrent pret à substituer leur jugements de valeur a la place des jugements de valeur donnés par le législateur.
Bernhardt & Kraßer 1986: Lehrbuch des Patentrechts
- Prof. Kraßer von der TU München überarbeitete das Lehrbuch von Prof. Bernhardt, ebenfalls TU München, nach dem Inkrafttreten des EPÜ und des neuen PatG völlig neu, um der neuen Gesetzeslage und der Rechtsprechung bis Anfang 1986 Rechnung zu tragen. Die Erklärungen zum Begriff der Erfindung und der Technik lehnen sich eng an die BGH-Rechtsprechung an und zitieren häufig insbesondere Gert Kolles Schrifttum hierzu. Kraßer sagt u.a. folgendes: Der Begriff der Erfindung ist gewohnheitsrechtlich durch den Begriff der Technik definiert. Eine Erfindung ist eine technische Lehre, d.h. eine Anweisung zum unmittelbaren Einsatz von Naturkräften zur Erreichung eines kausal übersehbaren Erfolges. Nicht technisch sind z.B. Organisations- und Rechenregeln, welche als Problemlösungen abgeschlossen sind, bevor bei ihrer Ausführung (z.B. in einem Computerprogramm) das Feld der Technik betreten wird. Der Katalog der Patentierbarkeitsausschlüsse in Art 52 EPÜ bestätigt dieses Gewohnheitsrecht und macht es verbindlich. Dies bedeutet, dass vielen bedeutenden geistigen Leistungen der Patentschutz versagt werden muss. Es wird im Schrifttum vielfach gefordert, diese Begrenzung der Patentierbarkeit aufzugeben oder zu lockern, insbesondere um dem Bedürfnis der zunehmend bedeutenden EDV-Branche nach Investitionsschutz entgegenzukommen. Der BGH lehnt dies jedoch ab. Es verbietet sich, einen solchen erweiterten Patentschutz auf dem Wege der richterlichen Rechtsfortbildung anzustreben. Nicht jede wirtschaftlich bedeutende Leistung muss schützbar sein. Wenn eine Leistung in einem Bereich nicht schützbar ist, so könnte das auf ein besonders hohes Freihaltungsbedürfnis für diesen Bereich hindeuten. Die Eröffnung des Patentschutzes für DV-Programme wäre vielleicht erwägenswert, aber das würde eine wohlüberlegte Gesetzesänderung erfordern. Bei sorgfältiger Abwägung der Vor- und Nachteile spricht viel gegen eine solche Änderung. Im Bereich der Organisations- und Rechenregeln steht den Belohnungsinteressen der Neuerer nämlich ein stärkeres Freihaltungsbedürfnis der Öffentlichkeit entgegen, da untechnische Neuerungen typischerweise ohne eine neue technische Ausrüstung von jedermann angewendet und weiterentwickelt werden können. Zudem scheint die Softwarebranche grundsätzlich mit den Möglichkeiten des Urheberrechts zufrieden zu sein. Allerdings hat der BGH um 1985 für die Anwendung des Urheberrechts auf Software so hohe Hürden aufgestellt, dass für viele Computerprogramme kein angemessener Rechtsschutz erhältlich ist. Daraus ergibt sich einerseits der Ruf nach einer besseren Anpassung des Urheberrechts auf Software oder einem urheberrechtsbasierten Software-Sonderschutzrecht, wie es die WIPO 1977 vorschlug. Andererseits wächst aber auch die Versuchung, über Hintertüren in den neuen EPA-Prüfungsrichtlinien von 1985 doch noch Patentschutz für Software anzustreben.
Kolle 1977: Technik, Datenverarbeitung und Patentrecht
- Gert Kolle, aujourd'hui responsable des droits internationaux de brevets à l'OEB, était jusqu'au milieu des années 80 le théoricien du droit le plus cité pour les questions de technicité et de brevetabilité des programmes d'ordinateurs. Il exerçait comme rapporteur et correspondant de la délégation allemande, auprès de diverses commissions de législation sur les brevets dans les années 70, et s'est efforcé constamment de construire un point de vue impartial, loin de cette "ossification idéologique" dans laquelle déjà à cette époque les deux fronts s'opposaient. Dans l'article GRUR disponible depuis 1977, il explique pourquoi les programmes d'ordinateur ne peuvent pas être considérés comme "techniques" au sens du droit des brevets, et pourquoi tout "relâchement du concept de technicité", qui ce soit de manière "naïve ou consciente" conduirait à des blocages aux conséqunces imprévisibles. Il devait en résulter un "no man's land de la propriété intellectuelle", et les algorithmes se verraient "appropriés par le commerce". Un article de grande valeur pour sa profondeur et sa clarté, et qui, plus de vingt ans après, n'a pratiquement rien perdu de son actualité.
Lamy Droit Informatique 1998
- L'article sur le brevet analyse l'historique de la jurisdiction frangaise et europienne en matihre de brevets. Il explique pour quoi les ligislateurs europiens dans les annies 60-70 dicidhrent contre la brevetabiliti du logiciel et comment l'Office Europiens de Brevets a contourni ces dicisions peu a peu depuis 1986, et que les brevets accordis par cette nouvelles jurisdiction ont une valeur incertaine.
BGH 1976-06-22: Dispositionsprogramm
- Une décision exemplaire de la Court Haute Allemande (BGH): 'programmes d'organisation et calcul exécutables par ordinateur pour resoudre des tâches de disposition en utilisant un ordinateur connu d'une manière prédéterminée, ne sont pas brevetables.' C'est la première d'une série de décisions BGH qui expliquent en détail la non-brevetabilité des règles d'organisation et calcul (logiciels) dans des formes et situations différentes, en proposant une méthodologie pour distinguer entre un logiciel et une invention technique. La décision Dispositionsprogramm est bien connue par ces raisonnement de portée générale. Elle explique en outre: Le système de brevet et un outil spécialisé pour la promotion de l'innovation dans un champ clairement délimité, celui de l'invention technique, et que le seul critère pratiquable et permissible est celui de la technicité, voire la distinction entre solutions par causalité physique et solution par fonctionalité logique. Une extension du système de brevet au dela de cette claire limite serait illégale et irrésponsable. Le système de brevets n'est pas un bassin de collection pour toutes les idées innovatives qui ne sont pas appropriables par autres moyens.
BGH 1980-09-16: Décision Walzstabteilung
- Une décision de principe de la Court Fédérale Allemande (BGH) sur la non-brevetabilité du logiciel: "programmes de calculation pour des ordinateurs, dans l'application (exécution" desquels une machine a structure connue est utilisé d'une façon prédéterminée, ne sont pas brevetables. Cela s'applique même dans les cas ou l'ordinateur est utilisé pour directement influencer un procédé industriel en utilisant des moyens de contrôle connues.)
Décision BGH "Système Anti-Blockage" de 1980 met des freins sur la "chasse de sorcière contre toute idée non-technique"
- Der BGH nimmt in dieser Entscheidung ein techniknahes Steuerungslogikpatent, welches das BPatG zuvor wegen mangelnder Technizität zurückgewiesen hatte, zum Anlass, den Wünschen der Patentjuristengemeinde entgegenzukommen und die Absage des Dispositionsprogramm-Urteils von 1976 an jegliche Softwarepatentierung ein wenig aufzulockern. Dabei beschließt der BGH, dass neuartige Verfahren zum unmittelbaren Erreichung eines Erfolgs durch Einsatz beherrschbarer Naturkräfte, in diesem Falle eine Bremsregel, auch dann patentierbar sein können, wenn ihre Ausführung nicht mehr als den Einsatz eines Computerprogramms auf einer bekannten Anlage erfordert und wenn keine konkreten technischen Mittel sondern nur die erreichten Wirkungen beansprucht werden. Entscheidend ist laut BGH, dass der beanspruchte Vorgang von Naturkräften abhängt und nicht durch Logik determiniert ist. Der GRUR-Kommentator, PA Eisenführ, applaudiert und meint, ein Aufatmen sei durch die Reihen der Patentjuristen gegangen. Er kritisiert die von BPatG betriebene 'Hexenjagd gegen alles Untechnische' und prophezeit richtig, die offizielle Anerkennung von Wirkungsansprüchen durch den BGH berge ein großes Potential zur künftigen Ausweitung der Patentierbarkeit und werde daher immer wieder zitiert werden.
BGH-Beschluss Flugkostenminierung 1986-03-11
- Eine Lehre zur Steuerung eines Flugzeugmotors muss keine technische Lehre sein. Im vorliegenden Falle stand nicht die Beherrschung von Naturkräften sondern die rechnerische Anwendung betriebswirtschaftlicher Erkenntnisse im Mittelpunkt der Überlegungen. Deshalb erklärt der BGH entgegen der Auffassung des BPatG das Streitpatent für nichtig.
BGH senat droit d'auteur 1990-10-04: Dicision "Betriebssystem" (systhme d'exploitation)
- Dicision de la Cour Fidirale Allemande concernant le cadre d'applicabiliti du droit d'auteur sur les programmes d'ordinateurs et les limites avec le droit de brevet: Un systhme d'exploitation n'est pas "programme technique" dans les sense du droit de brevet, car il n'utilise les appareils piriphiriques que dans le cadre de leur fonctionaliti priconcue. Les auteurs du systhme d'exploitation jouissent du droit d'auteur, et les dicisions ricentes (1986) de l'OEB de accorder des brevets sur des inventions d'ordinateur ne changent pas ce fait, par ce que les revendication pertinentes, au moin selon l'interpritation de l'OEB, ne portent pas sur des programmes en tant que tels mais sur des inventions d'ordinateur. Un programme d'ordinateur jouisse du droit d'auteur en tant qu'il contient des iliment de criation individuelle qui ne sont pas priditerminis par la technique ou les algorithmes mais dependent d'un tissage (arrangement et mise en oevre individuelle) de tels iliments qui reflht un certain niveaux de planification et imagination individuelle. Cet "hauteur criatif" est normalement prisent dans les systhmes d'exploitation. Celui qui le conteste porte le fardeau de la preuve.
BPatG 2000: Patentansprüche auf "Computerprogrammprodukt" etc unzulässig
- Beschluss des 17. Senates des Bundespatentgerichtes in der Beschwerdesache betr die Patentanmeldung P 4323241.8-53 (IBM: Suche fehlerhafter Zeichenketten in einem Text) vom August 2000. Führt sehr genau aus, warum ein Computerprogramm nicht beansprucht werden kann, und dass ein "Computerprogramm als solches" nichts anderes als ein Computerprogramm in beliebiger Entwurfsstufe ist. Das BPatG führt auch aus, dass ein digitales Speichermedium nicht technisch ist, und dass der Terminus "Computerprogrammprodukt" dem Fachmann nicht geläufig ist und wohl nichts anderes als "Computerprogramm" bedeuten solle. Ferner erläutert das BPatG, dass aus TRIPs Art 27 keine Verpflichtung zur Patentierung von Computerprogrammen hervorgeht, da diese nicht-technische Gegenstände sind. Es werden explizit einige patentinflationistische Irrlehren des EPA und des BGH widerlegt.
Berichte der Münchener Diplomatischen Konferenz über die Einführung eines Europäischen Patenterteilungsverfahrens
- 1973 konferierten Patentreferenten der europäischen Regierungen einen ganzen Monat lang in München, um ein einheitliches europäisches Patenterteilungsverfahren einzuführen. Diese Konferenz führte zum Abschluss des Europäischen Patentübereinkommens (EPÜ) und zur Gründung des Europäischen Patentamtes (EPA). In Art 52 EPÜ werden Programme für Datenverarbeitungsanlagen von der Patentierbarkeit ausgeschlossen. Im Anschluss waren Softwareinnovationen einige Jahre lang tatsächlich nicht patentierbar, aber seit etwa 1986 haben Richter des EPA und einiger nationaler Gerichte den Ausschluss der Programme für Datenverarbeitungsanlagen Schritt für Schritt ausgehöhlt. Dabei übergingen sie den Gesetzeswortlaut und wandten eine gewagte teleologische und historische Methode der Gesetzesauslegung an. Zur Stützung der historischen Auslegung wurden im wesentlichen auf die Konferenzberichte verwiesen. Daher haben wir uns dieses Dokument per Fernleihe besorgt und uns den (relativ kurzen) Bericht über die Verhandlungen zu Artikel 52 näher angeschaut. Man lese und staune.
OEB 1978: Rhgles d'Examen
- Adopted by the President of the European Patent Office in accordance with EPC 10.2a with effect from 1978-06-01. Excerpts concerning the question of technical invention, limits of patentability, computer programs, industrial application etc.
Art 52 CEB: Interprétation and Révision
- Les limites de la brevetabilité fixés dans la Convention Européenne des Brevets (CEB) en 1973 ont été contourné dans les dernières années. Quelques courts de brevets ont utilisé chaque trou dans l'article 52 pour élargir l'influence de leur système. Ces nouvelles formulations pourraient aider à reetablir une délimitation claire.
Régle de loi sur le concepte d'invention du système Européen de brevets et son interprétation avec consideration spéciale pour les logiciels
- Il ne faut que quelques mots pour expliquer à des juristes en brevets, même pointilleux, de quelle manière il faut comprendre l'article 52 de la convention de Münich ou l'article 1 de la loi sur les brevets. Le projet de directive européenne d'Eurolinux tient confortablement dans une page A4. Les représentants du mouvement pro-brevet, eux, parlent à longueur de page d'"éclaircissement" et d'"harmonisation", mais chacune de leurs crée une confusion de concepts et ce flou porteur de dissonances.
Arno Körber: Patentschutz aus der Sicht eines Großunternehmens
- Le directeur du département des brevets de Siemens explique que son service a contribué activement au "progrès continu du droit", afin de faire s'accorder la pratique de l'office allemand des brevets avec l'actualité de la jurisprudence américaine (déterminante dans un contexte de globalisation des marchés).
Mark Schar 1998: What is 'Technical'?
- Ein EPA-Richter schldgt eine systematische Neudefinition f|r den Technikbegriff vor, der von der EPA-Rechtsprechung seit ca 1986 in unsystematischer Weise Schritt f|r Schritt verdndert worden war. Schar schldgt vor, dass jede "praktische und wiederholbare Lvsung" als technisch zu betrachten sei und daher patentfdhig sein m|sse. Diese Definition stimmt mit der Praxis des EPA |berein, und sie bedeutet, dass alle Rechnerprogramme sowie alle programmierten oder sonstwie in die Praxis umgesetzten mathematischen Verfahren, Geschdftsverfahren, Spiele und Datenstrukturen patentfdhig sind. Von der Patentierbarkeit ausgeschlossen sind aus derzeitiger EPA-Sicht nur Lvsungen, die sich im menschlichen Gehirn ereignen. Sobald eine solche Lvsung objektiviert (= in die Praxis umgesetzt und vom Urheber losgelvst wiederholbar gemacht) wird, ist diese Lvsung nicht mehr die Lvsung als solche und daher patentierbar. Schar weist ausdr|cklich Doktrinen des BGH und der EPA-Pr|fungsrichtlinien von 1985 zur|ck, wonach eine technische Erfindung uns neues Wissen |ber Wirkungszusammenhdnge von Naturkrdften lehren musste. Zur Begr|ndung dieser Zur|ckweisung f|hrt er an, dass einige Schriften aus der Zeit um 1900 merkw|rdig altmodische und politisch unkorrekte Formulierungen enthalten. Diese Begr|ndung ist vielleicht mehr als ausreichend, um die Leser des Journal of World Intellectual Property zu |berzeugen.
OEB 2000-05-19: Examen des Applications pour Méthodes d'Affaires
- The EPO document which introduced the term "computer-implemented invention". This is Appendix 6 of a report in which the EPO explains to the US and Japanese Patent Office to what extent it has made progress in working around the European Patent Convention so as to make business methods patentable in Europe. This document became the basis of the European Commission's software patentability directive proposal of 2002/02/20.
Mellulis (BGH) 1998: Zur Patentierbarkeit von Programmen fuer DV-Anlagen
- En s'appuyant sur l'exemple de Microsoft, l'expert en brevets logiciels de la BGH expose les raisons de politique économique pour lesquelles les brevets logiciels sont désirables, et met en évidence des moyens de les promouvoir en dépit du droit en vigueur. Il explique que le législateur n'a voulu exclure du champ de la brevetabilité que les objets non-techniques, et que les programmes d'ordinateurs sont techniques. Afin de résoudre cette contradiction, Melullis construit une entité nommée "programme d'ordinateur en tant que tel", et en lui attribuant la signification de "programme d'ordinateur dans le cerveau humain". Son collègue Tauchert de l'office allemand des brevets plaide au contraire pour le "code source". Peu importe, l'essentiel c'est de minimiser l'importance de ce que le législateur a écrit.
Keukenschrijver (BGH) 2000-03-29: Ausweg des BGH aus der Steinzeit
- Im Fr|hjahr 2000 gab der Bundesgerichtshof (BGH) in Deutschland mit der Entscheidung "Logikverifikation" ein Signal zur grenzenlosen Patentierbarkeit aller Organisations- und Rechenregeln, die |ber "programmtechnische Vorrichtungen" verwirklicht werden. Mit dieser Entscheidung folgte der BGH einem sehr laut gewordenen Ruf aus der Patentanbranche. Kurz nach Bekanntwerden der Entscheidung "Logikverifikation" berichtet BGH-Richter Keukenschrijver der M|nchener Patentanwaltskammer von dem neuen Durchbruch. Keukenschrijver kommt der Stimmung in seinem Publikum sehr entgegen, wenn er die fr|here ablehndende Haltung des BGH zu Softwarepatenten als "steinzeitlich" bezeichnet und die neuen Entscheidungen als einen Meilenstein auf dem Weg in ein besseres Zeitalter feiert. Insbesondere entspricht Keukenschrijver dem Geschmack des Publikums, wenn er erkldrt, der BGH habe die geltenden Gesetze nie angewendet uns sich stattdessen zundchst nach dem "altsteinzeitlichen" Technikbegriff der Dispositionsprogramm-Entscheidung gerichtet, der nunmehr einer neusteinzeitlichen Variante gewichen sei.
Softwarepatente ohne Grenzen
- Im Jahre 2000 veröffentlichte der 10. Senat des Bundesgerichtshofes (BGH/10) mit den Urteilen "Sprachanalyse" und "Logikverifikation" eine neue Doktrin über die grundsätzliche Patentierbarkeit von allem, was als "programmtechnischen Vorrichtung" beschrieben werden kann. Der BGH/10 verwarf dabei Urteile einer unteren Instanz, welche die selben Patentanträge mangels Technizität zurückgewiesen hatte. Der 17. Senat des Bundespatentgerichtes (BPatG/17) hatte eine Differenzbetrachtung (Kerntheorie) angewandt und konnte daher in den fraglichen Patentanträgen keinen "Beitrag zum Stand der Technik", m.a.W. keine "neue Lehre auf dem Gebiet der angewandten Naturwissenschaften" erkennen. Günter Schölch, der als Prüfer am Deutschen Patentamt täglich mit zweifelhaften Programmlogik-Patentanträgen konfrontiert ist, findet die neuen Vorgaben des BGH/10 weniger einleuchtend als die Position des BPatG/17 und sorgt sich um die gesellschaftlichen Folgen einer grenzenlosen Patentierbarkeit.
Günther Schölch 2000: Stellungnahme zur EU-Konsultation zu Softwarepatenten
- Günter Schölch, Prüfer am Deutschen Patentamt, zeigt auf, dass das Konsultationspapier der EU-Patentabteilung eine sinnentleerte Version des Technikbegriffs verwendet und auf holprigen patentjuristischen Sophistereien aus dem EPA-Beschluss Sohei aufbaut. Diesen Sophistereien verdanken wir die heutige Rechtsunsicherheit, und mit ihr gilt es zu brechen, wenn wir Rechtssicherheit wiederherstellen wollen, was ja das Ziel der geplanten Richtlinie sein soll. Dazu sollte die allzu sehr mißbrauchte "Als-Solches"-Klausel aus Art 52 EPÜ gestrichen und ein von momentanen Rechtsprechungen unabhängig klar definierter Begriff der "Technischen Erfindung" wieder eingeführt werden. Es genügt nicht, dass die Patentansprüche technische Merkmale enthalten. Die Erfindung muss technisch sein. Die Methode des EPA, auch nicht-technische Problemlösungen mit dem letzten Stand der (Nicht-)Technik zu vergleichen und dann zu fragen, ob die Differenz zwischen beiden technische Merkmale enthält, ist zirkulär und unlogisch. Solche Methoden, wie auch das Konsultationspapier sie empfiehlt, sind nur ein Feigenblatt. Sinn der Übung ist die Einführung einer unbegrenzten Patentierbarkeit amerikanischen Musters. Ein solcher Zustand hätte in Europa schlimmere Folgen als in den USA, da die Gerichte bei uns dazu neigen, zugunsten des Patentinhabers Formalismen anzuwenden, so dass ein und derselbe Patentanspruch in Europa breiter ausgelegt und durchgesetzt wird als in den USA. Die Entgrenzung des Patentwesens kommt einem Bruch in der abendländischen Zivilisation gleich. Alle bisherigen wissenschaftlichen Erkenntisse sprechen dagegen, dass hierdurch irgend etwas zu gewinnen wäre.
Patentfähige Datenverarbeitungsprogramme - ein Widerspruch in sich
- Dr. König, conseil en brevet de Düsseldorf, montre des incohérences dans les décisions de principes d l'OEB et BGH récentes en matière de la brevetabilité du logiciel, et argumente que l'OEB a "commit des acte de violence envers l'article 52 CEB". Par une "interprétation grammaticale" du syntagme "programmes en tant que tels" il trouve que ce syntagme peut viser seulement touts les programmes sans exception, au point qu'ils sont revendiqué tout seuls. Le CEB de 1973, transcrit en loi allemand en 1978, ne permet pas une distinction entre programmes techniques et non-techniques.
http://kwiki.ffii.de/UnizhGuettlin01Fr
BPatG 1999-06-14: "Automatische Absatzsteuerung"
- Un conseil en brevets et activiste d'expansion de brevet explique que les rhgles de loi actuelles ont iti consideri dija longtemps comme basi sur une politique fausse, et que c'est pour ca que les juges et examinateurs ont fait tout pour les vider de tout sens. Maintenant on est finalement arrivi au point qu'on peut interdire la publication non-commerciale de informations si l'intirit d'un titulaire de brevet le demande.
Betten 1999
- Dans un circulaire a leur clients, des avocats de brevets à Muniche et activistes de brevetabilité logiciels de première ligne en Europe expliquent: l'Office Européen de Brevets (OEB) a décidé que les revendications média (programme sur disque) et Internet (programme en reseaux) sont permis. On prévoit que bientôt l'OEB accordera des revendications sur structures de données aussi. Faisant passer les dernières années en revue on peu dire que en principe tous les programmes d'ordinateurs, y inclues méthodes de gestion, sont brevetables chez l'OEB, a condition qu'ils soient nouveaux et inventifs.
Nack 2000: Sind jetzt computer-implementierte Geschäftsmethoden patentierbar?
- En printemps 2000, la Court Fidirale Suprhme (BGH) diclare dans un changement d'opinion spectaculaire que le caracthre technique d'un "appareil de technique programmatrice" doit jtre considiri indipendemment de la question est-ce qu cet "appareil" s'accompagne d'une contribution a la technique. Ainsi il semble que la route a la brevetabiliti sans limites de toute mithode de gestion est ouverte. Nack demande est-ce que c'est vraiment comme ca. Il introduit quelques questions fondamentales, montre des inconsistences de la jurisdiction autant de la BGH que de l'OEB ("du point de vue dogmatique le chaos ne saurait jtre plus grand"), donne l'impression que la loi icrite ne signifie rien et doit donc jtre changi au sense de brevetabiliti du logiciel, explique que il est vraisemblable que la BGH changera encore d'avis est il est difficile de pridire dans quelle direction. Finalement Nack demande que le sujht soit traiti non seulement sur in niveau juridique mais aussi sur un niveau politique: en 1877, quand l'Allemagne introduisa sa loi de brevet, elle itait courageuse et c'a iti un grand succhs. Pour quoi au jour d'hui, dans l'ipoque post-industrielle, on ne montre pas au jour d'hui la mjme courage en introduisant le brevet aux secteurs de finances, commerce et services, demande-t-il.
Keith Beresford: Patenting Software under the European Patent Convention
jh
- Un essai de Jozef Halbersztadt, examinateur de l'Office Polonais de Brevets, préparé pour un séminaire a Stuttgart en Juillet 2001. L'essai exprime son point de vue privé. Il raconte l'histoire de la lutte pour la forme juste des droits d'exclusion/rémunération au profit des créateurs de logiciels et avoue que le droit de brevet est très mal adapté mais il ne suffit pas non plus de adapter le droit d'auteur. Il propose de relancer les idées du Manifesto de Samuelson a l'occasion du projèt de législation européen actuel.
CCE & BSA 2002-02-20: Proposition pour rendre toutes les idées utiles brevetables
- La Commission Européenne (CCE) propose d'entériner la pratique de l'Office Européen des Brevets (OEB), lequel a illégalement accordé plus que 30000 brevets sur des règles d'organisation et de calcul (programmes d'ordinateur) en tant que tels depuis 1986. Si le parlement européen adopte cette proposition de loi, il deviendra désormais impossible pour les Cours européennes de contester la légalité de tels brevets, et la brevetabilité laxiste à l'américaine s'imposera définitivement en Europe. "Mais attendez une minute, la CCE ne dit pas cela dans son communiqué de presse!" vous voulez dire, n'est-ce pas? Vous avez raison! Pour savoir ce que la CCE dit en réalité, il vous faut lire la proposition elle-même. Mais faites attention: cette proposition est écrite dans un langage ésotérique de l'Office Européen des Brevets (OEB), dans lequel les mots ordinaires signifient souvent le contraire de ce que vous attendriez. Aussi vous devez sauter toute suite à la fin du texte. La partie pertinente du propos se trouve dans les 3 dernières pages, qui sont précédées par une longue et confuse introduction qui mélange le langage de l'OEB avec des confessions de foi sur l'importance des brevets et du logiciel propriétaire, en insinuant une corrélation entre les deux. Ce texte ignore les opinions d'à peu près tous les developpeurs de logiciel respectés, en citant comme sa seule source d'information sur la réalité du logiciel deux études non-publiées de BSA et amis (alliance pour l'application du droit d'auteur dominée par Microsoft et autres grandes entreprises américaines) sur l'importance du logiciel propriétaire. Ces études ne traîtent même pas du thème brevet! L'introduction et la proposition elle-même a apparemment été écrite pour la CCE par un employé de BSA. Ci-dessous nous citons le propos complet, en ajoutant des preuves sur le rôle de BSA aussi qu'une analyse du contenu, basée sur une comparaison en tableau des versions de BSA et de la CCE avec une version décryptée, basée sur la Convention sur le Brevet Européen et des doctrines y étant liées qui se trouvent dans les règles d'examen de l'OEB de 1978 aussi que dans la juridiction de l'époque. Cette version OEB vous aidera à apprécier la clarté et la sagesse des règles de brevetabilité de la loi actuelle, qui a fait l'objet d'intenses efforts de détournement par l'OEB et le cercle d'amis des juristes du brevet qui dominent le dossier au sein la Commission Européenne.
Économie Politique du Système de Brevets: les Méchanismes de l'Inflation Brevetaire
- In den letzten 200 Jahren hat sich das Patentsystem kontinuierlich ausgeweitet. Diese Expansion ist nicht das Ergebnis einer planmäßigen Wirtschaftspolitik sondern vielmehr eines selbstverstärkenden Mechanimsusses, den man etwa der Geldwert-Inflation oder dem Rüstungswettlauf vergleichen kann. Dieser Artikel analysiert die Mechanismen der Patentinflation und verfolgt ihre Entwicklung.
L’Accord sur les ADPIC et les brevets logiciels
- Les autorités européennes en matière de brevet n'ont de cesse de citer l'Accord sur les ADPIC comme argument impliquant la brevetabilité des programmes d'ordinateur et des méthodes pour l'exercice d'activités économiques et rendant de tel brevets applicables dans des conditions des plus indécentes. Ce raisonnement est fallacieux et peut être aisément démonté. De plus, il apparaît que l'establishment européen des brevets viole lui-même systématiquement l'Accord sur les ADPIC.
Que peut-on faire quand les courts suprèmes décident contre la loi et la liberté?
- L'Office Allemand de Brevets accorde des brevets sur des règles d'organisation et calculation mise en oevre par ordinateur (programmes pour ordinateurs), tandis que la loi écrite, dans sa lettre comme dans son esprit, interdit clairement de faire ainsi. Mais Cette pratique illégale a été sanctionnée par la Court Fédérale (BGH), qui l'a introduit en décidant contre l'opinion de la Court Fédérale de Brevets (BPatG) et les mises en garde des manuels et commentaires de loi. Quand la court plus haute agit contre la loi, que peut on faire? Pas beaucoup sur niveau juridique, sauf si on essaie d'aller jusqu'au niveau de la court constitutionelle (BVerfG). Des juristes anonymes donnent des bons conseils.
http://kwiki.ffii.de/UserightFr
- Cet article montre de numbreuses inconséquences et contradictions pratiques et légales quant au brevet logiciel.
Stimuler la concurrence et l'innovation dans la Société d'Information
NRC 2000: The Dilemme Numirique
- Selon ce rapport du Conseil National de la Recherche des Etats-Unis, les brevets logiciels ont iti introduits par les cours de justice sans le soutien du corps ligislatif, et il semble douteux que l'expansion des brevets promeuve le progrhs des sciences et des arts appliquis, comme l'entendait le Congrhs. La Cour d'Appel du Circonscription Fidiral (CAFC) a porti le systhme de brevets dans "des eaux inexplories", et l'expirience de l'industrie du logiciel sugghre que cette dicision attends de fagon urgente qu'elle soit revue par la voie ligislative.
http://kwiki.ffii.de/LpfAgainstspLegalFr
http://www.base.com/software-patents/statements/autodesk.html
- Jim Warren, membre du conseil chez Autodesk, est connu en tant que pionnier dans le logiciel et dans les affaires et en fondant l'éditeur du Dobb's Journal. Dans un témoignage lors d'auditions à l'Office des Brevets Américain pour le compte de Autodesk Inc en 1994, Warren explique d'abord pourquoi les règles de calcul sont différentes des phénomènes matériels et pourquoi la tentative de les monopoliser violent des valeurs constitutionnelles fondamentales.
TAMAI Tetsuo: Abstraction orientated property of software and its relation to patentability
Konno 1995: Karmarkar Patent & Software
- In diesem Buch, das in Japan große Beachtung erfuhr, ergründet KONNO Hiroshi, Professor and der Universität Tokio und japanischer Papst der betriebswirtschaftlich angewandten Mathematik, was hinter der Ausdehnung der Patentierbarkeit auf Software, Mathematik und Finanzwesen steckt. Konno geht von einigen faszinierenden Beispielen bahnbrechender Leistungen in der mathematischen Forschung aus, nämlich der Karmarkar-schen Innenpunkt-Methode der Linearen Programmierung von 1984. Diese Methode hatte sowohl einen seltenen Rang als bahnbrechende Leistung als auch eine entscheidende Bedeutung für viele industrielle Großprojekte. Wenn etwas in der Mathematik und Informatik sich zum Patentieren eignete, dann die Karmarkar-Methode. AT&T erhielt 1988 tatsächlich ein Patent auf diese Methode. Dieses Patent brachte jedoch keine bedeutenden Gewinne für den Inhaber AT&T, verursachte aber erheblichen Flurschaden in der Industrie und in der universitären Mathematik. Viel vom dem positiven Zyklus des Zusammenwirkens, der zuvor das Klima zwischen Universitäten und Firmen geprägt hatte, ging verloren. Die AT&T-Laboratorien erzeugten seit ihrer Umorientierung auf Patentproduktion keine Nobelpreisträger mehr und Dr. Karmarkar selbst wurde vom Netzwerk seiner Mathematik-Kollegen abgeschnitten, die ihn bald an Leistungen weit überragten. Konno fesselt den Leser mit Einführungen in die Lineare Programmierung und das Patentrecht, die eng mit der Dramatik der Ereignisse um das Karmarkar-Patent verwoben sind. Das gelingt ihm u.a. deshalb besonders gut, weil er selber die Kontrahenten kennt und bei wesentlichen Konferenzen auf dem Podium oder in der ersten Reihe saß. Dies gilt auch für die Auseinandersetzungen innerhalb des Patentwesens, denn es war Konno, der in Japan Einspruch gegen das Karmarkar-Patent einlegte. In Japan wurde das Karmarkar-Patent zunächst wegen seines mathematischen Gehaltes abgelehnt. Doch dann änderte das Patentamt unter dem Druck des vorgesetzten Industrieministeriums (MITI) seine Meinung. Dieses wich wiederum vor dem Druck der amerikanischen Regierung zurück. Die japanischen Patentanwälte verbreiteten dazu eine Stimmung, wonach Softwarepatente eine unausweichliche Tendenz der Zeit sind und es im Recht weniger darauf ankomme, konsistent und gesetzestreu zu argumentieren, als mit der Zeit zu gehen. Doch die Praxis der Softwarepatentierung entspricht keinem aktuellen Bedürfnis der Softwarebranche und verursacht vor allem Ärger und Aderlässe, an die die Branche sich bis heute nicht gewöhnt hat. Den amerikanischen Anwälten hingegen hat die erweiterte Patentierbarkeit einen zusätzlichen Markt von 2 Milliarden USD pro Jahr beschert. Jedesmal wenn die Patentierbarkeit durch Gerichtsbeschlüsse erweitert wurde, knallten auf Festbanketten in New-Yorker Hotels die Korken. 'Man muss nicht Hercule Poirot heißen, um zu erkennen, wer hier die treibende Kraft ist', meint Konno. Aber es besteht weiterhin Hoffnung, denn die junge Generation hat die Probleme nicht aus den Augen verloren.
James P. Titus 1967: Pros and Cons of Patenting Computer Programs
Laszewski 2002: What is Technical in Europe? Patentability of Data Processing
Löwenheim 1990: Legal Protection for Computer Programs in West Germany
Dr Matthew Lee: Patentability of Software-Related Inventions
Technical Boards of Appeal March 2002, case T 49/99
EPO decision T 22/85 against IBM archival system
- A Technical Board of Appeal of the European Patent Office (EPO) rejects a patent application which is directed to a program for computers. In 1984, the EPO's examiners had rejected the patents based on the original Examination Guidelines of 1978, saying that the claims referred to a "program for computers". The appellant argued on the basis of newer Guidelines and caselaw that his claims are directed to technical effects and not a program as such. The Board of Appeal rejects the appeal by arguing indirectly that the use of general-purpose computer hardware does not confer technicity on an abstract method: "Abstracting a document, storing the abstract, and retrieving it in response to a query falls as such within the category of schemes, rules and methods for performing mental acts and constitutes therefore non-patentable subject-matter under Article 52 EPC" and "The mere setting out of the sequence of steps necessary to perform an activity, excluded as such from patentability under Article 52 EPC, in terms of functions or functional means to be realised with the aid of conventional computer hardware elements does not import any technical considerations and cannot, therefore, lend a technical character to that activity and thereby overcome the exclusion from patentability."
Office Européen de Brevets: Au Dessus de la Légalité
- Das Europäische Patentamt finanziert sich durch Einnahmen aus Patentgebühren. Es kann über diese Einnahmen frei verfügen. Je mehr Patente es erteilt, desto besser geht es seinen Bediensteten. Es bestimmt seit den späten 80er Jahren de facto selber, nach welchen Kriterien es die Patent erteilt. Seit Mitte der 90er Jahre ist das EPA bestrebt, für diese Tatsache gesetzliche Rückendeckung zu erhalten. Das EPA versteht sich als Dienstleister an seine Kunden, den Patentinhabern. Es kostet einen Prüfer wesentlich mehr Aufwand, ein Patent zurückzuweisen, als es zu erteilen. Das EPA ist personell und finanziell viel besser ausgestattet als die zuständigen Stellen in Berlin oder Brüssel. Daher ist das EPA trotz theoretischer politischer Enthaltsamkeit das eigentliche politische Zenrum der Patentbewegung in Europa. Eine wichtige Rolle hierbei spielt auch der Ständige Beirat aus Industrie-Patentanwälten, SACEPO.
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